Accompagnement du vaginisme par l'hypnose

Il y a une chose que j’ai apprise en cabinet, et que je répète presque à chaque première séance : un symptôme n’est jamais tout le problème. C’est souvent un message. Tant qu’on ne prend pas le temps d’écouter ce message, on peut travailler le symptôme pendant des mois sans qu’il bouge. Le vaginisme en est un exemple parfait.

« On ne force pas un muscle à se détendre. On cherche à comprendre ce qu’il protège, pour qu’il puisse enfin relâcher. »

Qu’est-ce que le vaginisme ?

Le vaginisme est une contraction involontaire des muscles qui entourent l’entrée du vagin. Elle rend la pénétration difficile, douloureuse ou impossible, alors que la femme peut la désirer. Cette contraction n’est pas volontaire : le corps se ferme de lui-même.

Selon le groupe hospitalier ELSAN, le vaginisme est le plus souvent d’origine psychologique, souvent lié à la peur ou à l’appréhension du rapport, et il peut se soigner (source : ELSAN, Vaginisme).

D’abord, écarter une cause médicale

Avant de parler d’inconscient ou de transe, il y a une étape que je ne saute jamais : m’assurer que la personne a fait les examens médicaux nécessaires. Un gynécologue, un avis médical clair. Lorsque le médecin confirme qu’il n’y a pas de cause organique, alors seulement je considère qu’on est sur un terrain psychique.

En effet, accompagner sans avoir écarté le corporel, ce n’est pas de la thérapie, c’est de l’improvisation.

Un comportement ou une émotion ?

Une fois cette étape franchie, la vraie question commence : qu’est-ce que ce vaginisme, concrètement ? Un comportement appris ? Une émotion figée ? Une protection ?

C’est là qu’intervient le travail spécifique de l’hypnose ericksonienne. Il repose sur un questionnement précis, qui circule en permanence entre le conscient et l’inconscient. On ne demande pas seulement « depuis quand » et « pourquoi » : on cherche, en douceur, ce qui se cache derrière.

Vaginisme : accompagnement par l'hypnose à Casablanca

Les causes émotionnelles du vaginisme

Dans mon expérience d’hypnothérapeute, ce qui se cache derrière le vaginisme varie beaucoup d’une femme à l’autre :

  • une éducation très stricte, où le corps et la sexualité ont été associés tôt à l’interdit et à la faute. Je le vois souvent ici, au Maroc et dans les pays arabes ;
  • un premier rapport douloureux, resté inscrit dans le corps comme une alarme jamais désamorcée ;
  • la peur de la douleur ou de la pénétration ;
  • parfois, une expérience plus ancienne et plus enfouie.

Un cas qui a changé ma façon de voir ce symptôme

Il y a quelque temps, j’ai reçu une femme qui venait pour un vaginisme installé depuis plusieurs années. Les examens médicaux étaient normaux. Elle se sentait simplement « bloquée », sans explication.

En séance, en laissant l’inconscient s’exprimer à sa manière, par images et par sensations, un événement est revenu à sa mémoire. C’était une expérience difficile qu’elle avait vécue plusieurs années plus tôt, et qu’elle avait mise de côté. Elle n’avait jamais fait le lien entre cet épisode et son vaginisme.

Nous avons travaillé sur cette expérience, et non directement sur le symptôme. Dans les semaines qui ont suivi, le vaginisme s’est progressivement estompé. Chaque histoire est unique : ce cas illustre une manière de travailler, il ne constitue pas une promesse.

Ce que ce cas nous apprend

Dans cette histoire, le vaginisme n’était pas « le » problème. C’était un mécanisme de défense, mis en place par l’inconscient pour protéger cette femme d’une chose qu’elle n’était pas encore prête à regarder. Le corps avait fermé une porte que l’esprit n’était pas prêt à ouvrir.

C’est pourquoi on n’accompagne pas un vaginisme comme une phobie des ascenseurs. On cherche la fonction du symptôme : qu’est-ce qu’il protège, qu’est-ce qu’il empêche ? Une fois cette fonction comprise, le symptôme perd souvent sa raison d’être. Ce n’est pas de la magie. Simplement, quand on parle à l’inconscient dans son propre langage, il finit souvent par montrer où se trouve la vraie porte.

Lorsque le vaginisme est lié à une expérience difficile, le travail rejoint celui de l’hypnose pour les traumas.

Accompagnement du vaginisme par l'hypnose

Questions fréquentes sur le vaginisme

Le vaginisme peut-il se soigner ?

Oui. Le vaginisme se soigne le plus souvent. Selon la cause, l’accompagnement peut associer le médecin, une sage-femme, un sexologue ou un thérapeute.

Faut-il retrouver un souvenir pour aller mieux ?

Non. L’hypnose ne cherche pas à fabriquer des souvenirs. Le travail part de ce que la personne vit et ressent aujourd’hui.

Faut-il venir avec son partenaire ?

Non. Les séances sont individuelles. Le partenaire peut être associé plus tard, si vous le souhaitez.

Les séances sont-elles confidentielles ?

Oui. Tout ce qui est échangé en séance reste strictement confidentiel, et vous choisissez ce que vous partagez.

En parler, sans jugement

Si vous vous reconnaissez dans cet article, vous n’êtes pas seule. Une consultation découverte de 15 minutes est possible pour comprendre, sans jugement, ce qui se joue derrière le symptôme.

Pour aller plus loin, lisez notre article sur les troubles sexuels. Je vous accompagne au cabinet à Casablanca ou en séance d’hypnose en ligne, pour plus de discrétion. Pour être accompagnée, découvrez l’hypnose pour les troubles sexuels à Casablanca.

Mourad El Marghichi, hypnothérapeute